L’empereur Elin rencontre une jeune guerrière au passé mystérieux, qui s’apprête à bouleverser brutalement l’échiquier de la cour déjà secoué par les manœuvres menées par les courtisanes dans l’ombre du pouvoir. Ma’Zhir quant à lui cherche un moyen de libérer les morts pour les faire déferler sur l’Empire et mettre fin aux pratiques du clergé. Alors que chaque royaume se prépare à la guerre, les choix de quelques mortels suffiront-ils à sauver l’Empire d’une ruine imminente ?
Après avoir distribué les cartes et placé ses pions dans le premier tome, Nabil Ouali déploie maintenant une intrigue magistrale, subtile et riche, dont il précipite les événements. Il livre un second opus au rythme vif et exalté, qui nous précipite directement au cœur de l’action d’une histoire d’aventure trépidante.

Nabil Ouali est philosophe, conférencier et consultant en éthique appliquée à la lutte contre les discriminations. Auteur et romancier, il publie son premier roman, La Voix de l’empereur, en trois tomes aux éditions Mnémos (2014-2018). Il a également contribué à plusieurs anthologies (Anthologie des Imaginales 2016 : Fées & Automates, Anthologie des Utopiales 2017).
Et toujours cette écriture sublime qui magnifie cette série de Fantasy passionnante. L’adjectif qui la qualifierait le mieux selon moi est raffinée. Un langage délicieusement soutenu qui classe cet auteur parmi les meilleurs et apporte toutes ses lettres de noblesse à la littérature de l’imaginaire.
Tout comme le précédent, porté par le rythme du texte, j’ai lu lentement « Le Poignard et la Hache », savourant chaque chapitre, appréhendant les dernières pages avec l’arrière-pensée qu’il faudra patienter un an avant de lire la suite. Mais contrairement aux innombrables page-turners de fantasy souvent aussi vite lus qu’oubliés, « La Voix de l’Empereur » s’avère définitivement une lecture marquante, livrée dans un écrin à sa mesure.