Si l’avenir est visible, est-il immuable ?
Haru, pilote de mécha, pensait que son univers se limitait aux champs de bataille et aux ordres de mission. Quand elle découvre qu’elle est prisonnière d’une boucle infinie, elle s’aventure alors dans le «Liminal », un espace blanc stérile de nature mystérieuse, en espérant échapper à son destin et s’enfuir vers d’autres mondes.
Dans cet univers sans repères, elle rencontre Sakura, une jeune lycéenne en quête d’une identité propre, et Jin, une onryō, redoutable spectre vengeur hanté par un passé qu’elle ne peut oublier.
Ensemble, elles vont tenter l’impossible pour conquérir leur liberté. Mais peut-on réellement échapper aux règles imposées par d’autres ?
Après le succès de After® (Prix Utopiales 2021), Auriane Velten revient avec un nouveau roman audacieux qui dynamite les cadres de la fiction !
Une intrigue vertigineuse
Avec Liminal, Auriane Velten ne raconte pas une histoire : elle ouvre une brèche. Une chute vertigineuse entre les lignes, là où les personnages refusent d’être dociles.
L’intrigue de Liminal dépasse le simple récit d’aventure pour devenir une véritable enquête existentielle. Le roman vous plongera dans le concept du même nom : un espace blanc, instable, là où se retrouvent les personnages lorsqu’ils refusent leur destin tracé.
Au-delà de la quête de liberté, le cœur du récit est une lutte acharnée contre le déterminisme. Auriane Velten interroge : comment exister quand on découvre que chaque geste, chaque drame et chaque mot a été dicté par une main invisible ? Avec Liminal, les héroïnes ne cherchent pas seulement à survivre, elles cherchent à être.
Prises dans des boucles sans fin, arriveront-elles à briser leur « malédiction » pour atteindre enfin un monde réellement « accueillant » ?
Tour à tour épopée sensorielle, récit d’anticipation et fable existentielle, Liminal mêle spiritualité japonaise, magie et sororité dans une odyssée vertigineuse à la croisée de la quête personnelle et de la science-fiction spéculative.
Des personnages iconiques face à la détresse de leur humanité
Jin, l’onryō née de la haine, apprend à trembler autrement.
Sakura, l’idole prisonnière des regards, cherche une vérité sans masque.
Haru, la pilote cuirassée de métal, découvre que la véritable cage est intérieure.
Le génie du roman tient entre autre dans le contraste saisissant entre la rigidité des archétypes et la fluidité de leur éveil émotionnel. Avec Liminal, Auriane Velten fait converger trois figures issues de l’imaginaire nippon. Ensemble, elles forment une sororité née du chaos, dont les interactions explorent la solidarité féminine non pas comme un concept, mais comme le seul moteur de survie dans un univers qui cherche à les effacer.
Leur force ne réside pas dans une puissance spectaculaire, mais dans une insoumission lente, presque intime. Une obstination à rester, à ressentir, à choisir – même lorsque tout semble déjà décidé…
Et avec cette volonté, minuscule et immense, elles redéfinissent ce que signifie être libre.
La plume d’Auriane Velten : Une épopée visuelle et sensorielle
Sous la beauté des images affleure une pensée vive, presque dangereuse : et si nous n’étions, nous aussi, que des formes cherchant à sortir du cadre ?
Entre spiritualité et vertige métafictionnel, Liminal explore les marges du libre arbitre, là où l’identité vacille et où la réalité se fissure !
Auriane Velten confirme avec ce titre son talent pour une littérature de l’imaginaire à la fois exigeante et profondément sensible. Elle livre avec Liminal un récit d’une ampleur nouvelle, porté par une architecture et un imaginaire d’une grande puissance symbolique en parvenant à donner une texture au silence et une couleur au vide.
Comme dans ses précédents ouvrages (Cimqa, c’est-comme-ça), l’autrice questionne nos failles et notre rapport à la création à travers un récit vibrant d’humanité, retranscrivant avec justesse les doutes et les instants de grâce qui rendent ces trajectoires universelles. Elle nous rappelle que nous sommes tous, d’une certaine manière, des figures de papier cherchant la sortie du cadre.
Liminal n’est pas seulement une lecture ; c’est une expérience de déconstruction qui nous invite à regarder au-delà de la trame.
Car, une fois refermé, il laisse une question suspendue – comme une écharde sous la peau : Sommes-nous en train de vivre… ou d’être racontés ?




