La trilogie de Richard Canal enfin réunie en intégrale !
Ce 21 janvier, retrouvez un nouvel opus de notre collection désormais culte des Intégrales SF.
Avec La Trilogie africaine, Richard Canal signe l’une des œuvres majeures de la science-fiction française contemporaine, une fresque cyberpunk dont la pertinence politique et la vision décolonisée du futur résonnent de manière très forte avec notre époque.
Une œuvre plus actuelle que jamais
Publiée entre 1990 et 1994, cette série, composée de Swap-swap, Ombre blanche et Aube noire, propose un renversement radical des imaginaires : dans ce futur aux accents baroques, l’Occident décline tandis que l’Afrique s’impose comme une puissance technologique, économique et culturelle de premier plan.
Imaginaire politique fort, personnages inoubliables et réflexion sur le pouvoir et la mémoire : cette intégrale, singulière et audacieuse, enrichie de la préface éclairante et passionnante de Dominique Warfa, fait écho avec une acuité remarquable aux enjeux contemporains.
Une science-fiction politique et visionnaire aux personnages singuliers !
Au cœur de ce triptyque, un duo inoubliable : un homme et son chien philosophe, personnage cynique qui parle, boit et observe le monde avec sagacité ! Ce duo insolite et attachant installe un ton singulier mêlant humour noir, lucidité politique et distance critique.
Autour d’eux gravitent une constellation de personnages tout aussi marquants : Étoile, Esperanza, les terres du pays Bamiléké, sans oublier Althéa et les pirates de la Fraction Armée Noire.
Leurs choix, leurs pertes et leurs combats donnent une vraie émotion au récit !
Après Swap-swap mettant en scène une quête de mémoire originale, Richard Canal approfondit sa réflexion politique en mettant en scène un territoire africain gouverné par une intelligence artificielle menacée de corruption virale dans Ombres blanches.
Ici, l’auteur explore les dérives du pouvoir technologique, la fragilité des systèmes fondés sur l’IA et la montée des rébellions. Récompensé par le Prix Rosny-Aîné, ce deuxième volet confirme la puissance narrative et la portée critique de cette œuvre.
Enfin, Aube noire conclut la trilogie par une vision plus radicale : une Amérique déclinante et affamée face à une Afrique devenue terre promise. Récit d’exode, d’insurrection et de reconquête des destins, Aube noire dépeint avec intelligence et acuité, colère, douleur et espoir d’un renouveau possible.
À nouveau distingué par le Prix Rosny-Aîné, ce roman parachève cette fresque cyberpunk dans laquelle l’art et l’écriture deviennent des armes de résistance, indissociables d’une réflexion profonde et éminemment politique sur le pouvoir et la mémoire.
Une écriture lyrique et marquante
Poétique, baroque, traversée d’images fortes, la prose de Richard Canal fait vibrer autant qu’elle questionne.
Son écriture, lyrique et sensorielle, procède par images, par éclats. Chaleur, poussière, odeurs, musique, violence du monde, on plonge dans cet univers comme on traverse un rêve fiévreux, porté par une langue dense, charnelle, presque musicale.
Tout le long, l’auteur écrit avec la conviction que la littérature est un acte, une prise de position, mais aussi un chant – un chant sombre, habité, profondément humain.
Avec La Trilogie africaine, découvrez une SF qui assume pleinement son ambition esthétique et son statut d’œuvre littéraire, au-delà des cadres de genre !



