À l’occasion de la sortie prochaine d’Artepolis, Juliette Baron revient sur la genèse de son roman où alchimie, steampunk et enquête s’entremêlent !
Artepolis sort le 26 septembre prochain. Pouvez-vous nous dire ce qui vous a poussé à prendre la plume pour raconter cette histoire ?
C’est une histoire que j’ai écrite il y a un moment maintenant, lorsque j’étais à la fac. A l’origine, c’était pour passer le temps pendant les cours en amphi (qui ne me passionnaient pas). Cette histoire était pour moi un moyen d’évasion et aussi une façon de condenser toutes mes inspirations, tout ce qui me plaisait en tant que lectrice, dans un seul livre.
Pouvez-vous nous parler en quelques mots de l’intrigue ?
Deux amies se lancent sur les traces d’un alchimiste controversé, dont les travaux ont disparu et qui a été assassiné des décennies plus tôt. Leurs mésaventures vont les amener à explorer la ville d’Artepolis, la capitale du royaume, qui grouille de vie et de machines, mais aussi à aller à la rencontre des féériques et des secrets de la magie…
Cette histoire s’inscrit dans un univers où se mêle l’esthétique steampunk et le merveilleux.
Votre roman associe recherche historique et enquête criminelle grâce à un binôme très contrasté, Elvire et Éléonore. Comment est née l’idée de ce duo ?
Je voulais des personnages féminins qui puissent inspirer les adolescentes qui liraient ce livre. Elles incarnent, chacune à leur manière, une forme de féminisme. Thématique qui se trouve au cœur de l’histoire. Elvire, d’origine modeste, doit sans arrêt lutter pour prouver sa valeur ; Eléonore, elle, doit se battre pour s’échapper du carcan familial et suivre sa propre voie. Elles montrent, tout au long de l’histoire, que les filles sont capables de tout, qu’il faut croire en soi et en ses rêves, et mettent en lumière les problématiques auxquelles sont parfois confrontées les femmes dans la société.
Les investigations de vos héroïnes les mènent dans les bas-fonds de la ville. Est-ce que la verticalité de la ville d’Artepolis reflète aussi les fractures sociales de votre monde ? Aviez-vous envie d’aborder certains sujets à travers votre roman ?
Oui, le monde d’Artepolis est très vertical, très hiérarchisé, avec pas mal d’injustice sociale. La place des minorités et les discriminations qu’elles subissent sont un sujet prégnant : ici, cela s’incarne par les féériques et les hybrides, rejetés par les humains. Cela pose la question de la tolérance, de l’acceptation des différences et des autres cultures, thèmes très d’actualité.
À travers cette histoire, j’avais à cœur de proposer aux lecteurs et aux lectrices une grande évasion, pleine d’aventure et de rebondissements, à l’esthétique merveilleuse, qui les fasse rire et rêver, tout en leur permettant une réflexion sur le monde actuel et ses travers, en instillant confiance et espoir en un avenir meilleur.
Si Artepolis devait être adapté sur grand écran ou en série, quels acteurs ou actrices imagineriez-vous pour incarner vos principaux protagonistes ?
Elvire : Millie Bobby Brown
Eléonore : Simone Ashley
Jonas : Darren Barnet
Achille : Paul Mescal
Olaf : Austin Butler
Trois mots pour la fin ?
Bienvenue à Artepolis !




