Dans un monde perçu comme de plus en plus chaotique, incohérent et traversé par des tensions existentielles exacerbées, la possibilité même de notre « vivre-ensemble » est menacée.
Cette table ronde de Ideas in Science, animée par François Bontems (Institut Pasteur, CNRS), réunit Chloé de Bieuvre (spécialiste en lutte informationnelle et influence stratégique) et Jean Baret (avocat et auteur de science-fiction) pour explorer les fractures de notre époque et tenter de comprendre comment – et sur quelles bases – nous pouvons encore faire société.
Lors de cette émission, Jean Baret rappelle que, de son point de vue, la crise sociétale actuelle n’est pas un accident de parcours ou un bug du système, mais l’aboutissement logique d’une programmation culturelle et économique vieille de plusieurs siècles, théorisée dès le XVIIIe siècle par Bernard Mandeville (La Fable des abeilles). Selon cette logique, le moteur d’une société moderne repose sur la libération des pulsions individuelles et l’idée que « les vices privés font les vertus publiques ».
En poussant cette logique à son paroxysme, Jean Baret explore et dénonce les dérives de notre monde dans son dernier ouvrage paru en avril, Le Dernier des dieux.




