En attendant la sortie du tome 2 de La Voie de l’Oré, on vous propose de découvrir un peu plus Marie Fabre au travers de cet entretien. Entre écriture et anecdotes, voici quelques détails pour mieux connaître celle qui se cache derrière cette saga exceptionnelle et ces personnages inoubliables.
Le second volet de La Voie de l’Oré, L’As de la justice, sort demain. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
L’As de la justice est un tome qui n’enchaîne pas directement avec les évènements finaux du premier roman, mais qui reprend avec ses conséquences, sept années plus tard. L’univers était déjà dépeint comme en pleine évolution, donc il y a eu des changements aussi bien politiques que sociaux. On retrouve les personnages et la nouvelle place qu’ils ont prise dans leur monde. Le contexte est aussi plus politique, car le tome se passe en pleine campagne électorale pour établir le nouveau gouvernement du pays. Et un maître-chanteur vient mettre son nez dans tout ça en menaçant les personnages de révéler leurs secrets.
Journalisme, complots et lutte des classes, La Voie de l’Oré propose un cocktail détonnant ! Comment avez-vous créé votre univers ? Saviez-vous dès le début qu’il y aurait plusieurs tomes ?
J’ai toujours su que ce serait une trilogie, car mes premières idées de l’histoire sont des scènes du deuxième tome. Au début, j’avais beaucoup plus de matière pour la trame du tome 2, donc j’ai dû fonctionner à l’envers et remonter le fil pour savoir ce qui avait mené à cette situation.
Pour la construction de l’univers en lui-même, j’ai d’abord fait confiance aux personnages, à leur situation et à leurs revendications. Willem est un scientifique, donc la science a une place importante dans l’histoire. Pareil pour Hatcher et le journalisme. Ils s’opposent aux inégalités entre les classes, donc j’ai une société divisée… Et ainsi de suite. Après j’ai dû réaliser mes propres recherches sur certaines thématiques pour bien les retranscrire et construire quelque chose de solide.
Dans ces nouvelles aventures, vos personnages ne sont à nouveau pas épargnés. Qu’est-ce qui vous plaît chez eux ?
C’est vrai qu’épargner les personnages n’est pas mon fort… mais c’est aussi la façon dont ils vivent ces moments d’adversité qui nourrit leur profondeur. J’aime me dire qu’on les découvre vraiment grâce à ces situations de vulnérabilité ou d’instabilité. Le fait d’avoir trois points de vue dans ce tome plutôt qu’un seul est vraiment bien pour ça : on peut explorer leurs ressentis distincts et prendre le contexte avec des angles nuancés.
Je vais aimer chacun d’entre eux pour des raisons différentes. Hatcher pour sa tolérance et sa compassion qui le rendent très humain, Agnès pour sa détermination et sa droiture, Willem pour sa complexité et son introversion.
En avez-vous un préféré ?
Ils ont tous su me conquérir au fur et à mesure de l’écriture. J’ai tout de suite eu une accroche très forte à Willem et je crois qu’il restera toujours celui avec qui je connecte le plus, mais Hatcher m’a énormément touchée et Agnès m’a eu petit à petit, au point que j’encense toutes ses prises de parole maintenant.
En cette veille de sortie, quel serait votre conseil à vos lecteurs pour qu’ils apprécient au maximum leur plongée dans les rues de Bohème ?
Je dirais qu’il ne faut pas s’attendre à une trame similaire à celle du tome 1. Il y a bien une enquête, mais elle ne porte pas l’intrigue. Cette fois, on est sur une course aux votes, une sorte de partie d’échecs à taille réelle où tous les coups sont permis. Donc il va falloir se méfier de tout le monde, rester vigilants et éviter quelques pièges en espérant que les personnages y échappent aussi !
La Voie de l’Oré – L’As de la justice sera disponible en librairie et sur notre site le 20 août.




